Les questions pour se laisser aimer dans la Vérité...

Les textes de ce dimanche nous apprennent à faire référence à la Parole de Dieu, à nous laisser bénir, à aimer et à demeurer dans la vérité.
Les Actes des apôtres évoquent les onze apôtres qui sont unanimes et assidus à la prière. Pierre, au milieu de cette assemblée, s’appuie sur les écritures et cite deux psaumes pour chercher à comprendre ce qu’il a vécu avec Jésus.
Comme Pierre, que peut me révéler cette Parole de Dieu dans mon quotidien ? Suis-je attentif à ce qu’elle me dit au plus profond de moi-même ? Comment je la mets en pratique ?

Ce psaume rappelle aussi que Dieu met loin de nous nos péchés selon une distance qui sépare deux visions opposées entre le bien et le mal.

Le livre des Psaumes nous apprend la transcendance de Dieu

Scrutons maintenant le psaume que nous propose la liturgie d’aujourd’hui pour découvrir ce qu’est la transcendance de Dieu, cet au-delà de toute réalité, qui va bénir mon âme.

Suis-je prêt à accueillir cette bénédiction qui me fait découvrir que cette transcendance est proche de moi-même, me rend proche des autres, de toute l’humanité ?

Toujours dans ce psaume, le Nom très Saint bénit mon être. Il bénit tout mon être constitué de mon corps, ma psyché et mon cœur profond.

Pourquoi bénir ainsi tout mon être ?
La question est ouverte. Peut-être pour que je comprenne qu’il faut me réveiller, travailler, approfondir la Parole de Dieu. A l’instar d’Ezéchiel qui prophétise sur les ossements desséchés en leur disant : « Ecoutez la Parole de Dieu » (Ez 37,4). C’est-à-dire sortez de vos tombeaux, laissez-vous bénir par Dieu qui vous redonne VIE.

En vérité, que signifie BENIR ?
En s’inspirant des sources hébraïques, bénir a les mêmes racines que la piscine, ce lieu que l’on remplit d’eau, de cette eau qui est le symbole de l’intelligence tant nécessaire pour comprendre le mécanisme de la VIE et le pourquoi de nos comportements journaliers. Cette eau qui nous oblige à savoir nager dans tous les courants de la compréhension. Ce psaume rappelle aussi que Dieu met loin de nous nos péchés selon une distance qui sépare deux visions opposées entre le bien et le mal.

Suis-je en capacité de connaître les racines du bien et du mal et de bien discerner ?
« Malheur à moi si j’appelle le mal bien et le bien mal »(Is 5,20).

La lettre de Jean nous invite à observer le 2ème commandement donné par Jésus : « aime ton prochain comme toi-même ». Quel sens a ce commandement ? En réalité, tout repose sur la manière de m’aimer vraiment, moi-même, qui m’aidera à aimer mon prochain, celui qui est proche de moi. Si je ne m’aime pas, moi qui suis créature de Dieu, je ne peux aimer mon prochain, créature de Dieu également.

Peut-être que la question repose sur la nécessité de s’aimer ? Comment s’aimer et surtout, est-ce que je crois que je suis une « merveille », (Ps 138), moi qui ai du prix aux yeux de Dieu (Is 43,4). A méditer.

Alain Couturier, Diacre

7ème dimanche de Pâques

Les questions pour se laisser aimer dans la Vérité...

L’Evangile de Jean nous propose de demeurer dans la VERITE et souligne avec force le rôle de la vérité dans la vie du croyant qui est engendrée à la vie nouvelle par la Parole de Vérité. Qu’est-ce donc cette Parole de Vérité dans ma vie quotidienne ? Est-ce de demeurer dans la fidélité au nom de Dieu, à ses commandements qui me guident vers l’amour, le pardon, la bonté, la justice ?
Voilà tout un cheminement que nous propose cette Parole qu’il m’appartient de mettre en pratique.

Lettre de St Jean : La place centrale de la Vérité pour le croyant

Alain Couturier, Diacre

14 mai 2021

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