Je l'avise et il m'avise!

Souvent plusieurs occasions de grâces actuelles que nous accorde le Bon Dieu passent inaperçues. Il s’agit de petites choses, de petits détails qui nous paraissent normaux ou habituels voir insignifiants, ou encore des liens que nous ne faisons pas.

Ainsi, quels sont les paroissiens qui réalisent pleinement la grâce d’avoir plusieurs églises de la ville ouvertes au public tous les jours. Beau cadeau que nous fait la mairie de Troyes en vérité même si – et cela n’est pas incompatible ! – la municipalité ne vise pas tant un gain spirituel que culturel (à chacun son domaine !) … Nous pouvons, de fait, avoir de la reconnaissance car la ville de Troyes finance des agents d’accueil pour surveiller ces églises et ainsi parer à l’impossibilité qu’aurait la paroisse de le faire : il s’agit d’un investissement important qui ne peut que susciter notre gratitude.

Ne doutez pas des nombreuses grâces qu’il recevra et dont vous aurez peut-être été l’instrument!

Le paysan d'Ars: « Je L’avise et Il m’avise ».

Quelle grâce ! Saint Urbain, Sainte Madeleine, Saint Pantaléon ouvertes tous les jours, et Saint Jean-au-Marché et Saint Remy quasiment tous les jours. Cela signifie qu’à Troyes un catholique peut faire avec une grande facilité une visite au Saint Sacrement tout près de chez lui. Combien de villes n’offrent pas ce luxe, sans compter la campagne où cette grâce a quasiment totalement disparue. Nous pourrions penser à ce paysan d’Ars qui avait édifié le Saint Curé qui lui demandait ce qu’il faisait tous les matins dans l’église le temps de quelques minutes : « Je L’avise et Il m’avise » avait répondu le brave homme.
Aujourd’hui le paysan d’Ars trouverait certainement porte close !

« Je L’avise et Il m’avise ».

En allant faire vos courses ou en revenant des courses ; en allant chercher vos enfants à l’école ou en revenant de l’école avec ou sans vos enfants ; profitant de ces nombreux petits trajets quotidiens, n’auriez-vous pas la possibilité de vous arrêter quelques minutes, de rentrer dans une de nos belles églises et de faire une petite prière devant le tabernacle ou devant la statue de la Vierge ? Cela est si simple, si facile et pourtant que de grâces seraient reçues de ces petits cœurs à cœur, de ces petites oraisons, de ces petits temps passés avec le Bon Dieu.
Il y a, en outre, un aspect qui n’est pas à négliger : nos églises attirent de nombreux touristes ; mais que trouvent-ils ?

Certes, l’objet premier de leur visite à savoir un patrimoine splendide. Mais posons-nous la question suivante : trouvent-ils des lieux « habités » ? Habités par la prière, par la ferveur, par la foi des troyens ? Nos églises sont-elles des temples froids ou vivants ? N’en doutons pas, le touriste, même éloigné de l’Église, ne manquera pas d’être touché par la vue de paroissiens en prière, par les cierges qui brûlent… Et si, en plus, il considère une église propre et bien tenue – avis aux bénévoles ! – alors ne doutez pas des nombreuses grâces qu’il recevra et dont vous aurez peut-être été l’instrument.

Chanoine Alexis d’Abbadie d’Arrast

29ème dimanche du Temps Ordinaire

Je l'avise et il m'avise!

« Je L’avise et Il m’avise ».

En ce mois d’octobre, consacré au Rosaire, demandons à la Sainte Mère de Dieu la grâce de cette générosité que nous pouvons avoir pour passer du temps avec son Fils : cela est si facile surtout quand la commune nous aménage le terrain ! Soyons sûrs que Marie nous donnera courage et disponibilité, elle qui ne cesse de ne rechercher qu’une chose : nous rapprocher de son Fils.

Octobre, mois du Rosaire...

Chanoine Alexis d’Abbadie d’Arrast

15 oct. 2022

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