Fête Dieu - Saint Sacrement

La 1ère lecture cite Melkisédek, Roi de Salem. Salem est une allusion à la paix et est le nom primitif de Jérusalem qui n’est pas expressément nommé dans les 5 premiers livres de la Bible pour ne pas éveiller la jalousie des tribus d’Israël, voulant chacune posséder la future ville sainte dans son territoire. Jérusalem est écrite en hébreu avec un yod qui est la 1ère lettre du Nom hébraïque de Dieu lui conférant ainsi qu’elle sera la ville où se manifestera entièrement la majesté divine dans l’avenir messianique. Jérusalem est donc la ville de la paix qui ne supporte pas le règne de l’injustice et de la violence.

Mon roi est justice!

Melkisédek, Roi de Salem

Melkisédek dont le nom signifie : « Mon roi est justice », est donc roi et aussi prêtre du Dieu suprême. Il s’est souvenu de l’effroyable désastre que fut le déluge à cause de l’iniquité qui régnait sur terre et institua le régime strict de la justice. Cependant Melkisédek se prenant pour un dieu a prononcé d’abord sur Abram la bénédiction au « Dieu suprême » alors qu’Abram a d’abord glorifié Dieu en disant : « Bénis sois-tu, Seigneur, Notre Dieu, roi de l’univers ». C’est un enseignement pour nous, en effet, ne nous trompons pas, bénissons d’abord le Seigneur, rendons-lui grâce pour ce qu’il EST pour chacun de nous. C’est lui notre créateur à qui nous devons tout, à tel enseigne qu’Abram va donner, comme une action de grâce, la dîme de tout ce qu’il possède au grand prêtre qu’est Melkisédek.

Abram nous trace la voie en consacrant son offrande à Jérusalem comme la Parole de Dieu nous l’ordonne. (Dt 14,22). L’Evangile de St Luc relate une scène où Jésus enseignait les foules et rendait la santé à ceux qui avaient besoin de guérison.

Quel enseignement donnait Jésus à cette foule ?
Quelle Parole proclamait-il pour que la foule demande la guérison ?

L’Evangile ne nous le précise pas, cependant, qu’attendons-nous de Jésus ? Sommes-nous assez audacieux pour exprimer nos désirs, nos demandes à ce Dieu qui nous aime ? La suite de cet Evangile nous ouvre de nouveaux et grands horizons qui paraissent bien mystérieux. Le soir tombe, le nuit arrive, nous sommes dans un endroit désert, et l’angoisse semble inquiéter les douze, de plus cette foule, semble-t-il, n’a pas de vivres. Or, Jésus dit aux Douze : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » !

Alain Couturier (Diacre)

Fête du Très Saint Sacrement

Fête Dieu - Saint Sacrement

Que peut signifier cette injonction de la part de Jésus ?

D’ailleurs les Douze, d’une manière dérisoire disent à Jésus : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons ». Cinq pains, c’est une allusion aux cinq premiers livres de la Bible, la Torah ? Deux poissons, comme les deux Tables de la Loi ? Il s’agit de la Parole de Dieu et des commandements pour vivre selon les enseignements de Dieu. Ce sont nos vivres.

Quel sens peut avoir cet Evangile pour chacun de nous ?

En vérité, comme les Douze, nous avons des ressources, des forces de vie en nous que nous ignorons. Pouvons-nous reconnaître les dons que Dieu nous donne, les charismes qui nous ouvrent l’esprit et nous aident à vivre et à nous comporter comme des hommes riches des dons de Dieu ? Par ailleurs, souvenons-nous des Paroles de Jésus en Jean 4,34 : « Ma nourriture c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé ». Or, pour nous, faire la volonté de Dieu c’est, par nos comportements, notre vie, être fidèles à ses commandements, à sa Parole à tel point que lorsque le peuple est rassasié, il reste 12 paniers, autant que les douze tribus d’Israël, que les douze apôtres. C’est vraiment la plénitude.

Que peut signifier l'injonction de Jésus : Donnez leur vous même à manger!

Alain Couturier (Diacre)

19 juin 2022

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